Jour : 11 octobre 2016

Deuxième enquête sur les labels indépendants : résultats

Deuxième enquête sur les labels indépendants : résultats

Fin 2013, la première enquête que nous avons menée avait reçu 250 réponses. La FELIN s’est emparée des résultats obtenus pour souligner quelques-unes des difficultés que rencontrent les labels indépendants aujourd’hui. Depuis, la FELIN, signataire des accords Schwartz, est sur de multiples fronts : professionnalisation des labels, amélioration des process (simplification des relevés de royautés, etc…), discussion autour de la convention collective, chantier sur la distribution physique, etc… La FELIN est désormais reconnue comme étant la troisième voix des producteurs, aux côtés du SNEP et de l’UPFI. Cet acquis n’est pas anecdotique et nous permet de travailler avec des partenaires soucieux de la préservation des associations et micro-entreprises du disque, et de la diversité des esthétiques qui en découlent.

Cette deuxième enquête vise à approfondir nos connaissances sur le tissu : mieux connaître les labels indépendants et faire le point sur leur situation en 2016.

Trois enseignements sont à en tirer :

1 Pour les labels indépendants TPE et associations, le disque physique reste très majoritaire : 65%. Il est donc source de pérennité. Avec près de 15%, le vinyle est une réalité non anecdotique.

2 Alors que le numérique prend de l’ampleur, plus de la moitié des labels est réglée au trimestre par leur distributeur. Et c’est un problème. Pour leur trésorerie. Il devient urgent que les distributeurs numériques qui, eux, sont réglées mensuellement par la plupart des plateformes, reversent leur dû aux labels indépendants dans le même temps.

3 Les outils créés par et/ou pour la filière restent sous-utilisés. Par manque d’informations, peut-être également par manque de formation qui, alors que le métier se complexifie, devient l’un des points sensibles sur lequel il convient d’agir.

Malgré tout, le « moral » des labels s’améliore, lentement, même si leur vision générale de la situation de la musique enregistrée reste noire.

Malgré tout, les labels indépendants produisent de nombreux artistes, jeunes ou moins jeunes dans tous les styles musicaux. Et alors que la moindre start-up lève plusieurs centaines de milliers d’Euros avec, disons-le, des idées à la noix pour leur grande majorité, les labels indépendants restent les véritables start-ups de la création et de la diversité des esthétiques : ils investissent, innovent, professionnalisent, bousculent les codes esthétiques et font partager leurs passions.

Même si le futur fond d’aide à l’emploi de musiciens et le nouveau plan d’aide à la transition numérique viendront compléter la panoplie d’aides, nos labels aspirent à vivre des écoutes et des ventes que leurs productions génèrent.

Publié par Felin dans Enquête labels, 2 commentaires