1. Comment s’est créé ton label, dans une industrie musicale en bouleversement ?

Nous avons monté Baco Records après une expérience difficile, pour Danakil, au sein de notre premier label. L'envie de rester indépendant et autonome nous a clairement donné la voie. Le "bouleversement" de l'industrie musicale fut aussi un point majeur dans notre décision de monter Baco Records. Comme les disques ne se vendent plus, il fallait bien trouver un modèle économique qui permette au projet et au groupe de survivre. Il fallait donc qu'on soit à même de maitriser toute la chaine de production. Quelques années plus tard, nous sommes parvenus à gérer l'ensemble des maillons: Tour/Edition/Distribution/Enregistrement.

2. Quelles ont été tes erreurs et tes réussites ?

Une de nos principales erreurs est surement d'avoir pensé qu'on pouvait "calquer" le développement des autres groupes du label sur celui de Danakil. En réalité, chaque projet est singulier, et ce qui marche pour l'un, n'est pas forcément adapté pour un autre... Sur nos débuts, nous avons péchés par facilité! On pensait qu'en suivant les mêmes recettes nous pourrions développer les projets que nous prenions en label, avec le même succès que le développement de Danakil.
Nos réussites?
La plus grande de nos réussites est surement la diversification des activités de la boite. Booking/Editions/Distribution sont autant de secteurs que nous avons développés peu à peu.
Nous sommes d'ailleurs en train de monter notre propre studio d'enregistrement, en plein cœur de Bordeaux, et nous commençons aussi à penser à la constitution d'un média, permettant la diffusion de nos productions.
D'ici quelques années, on espère pouvoir manœuvrer un beau bateau, ou nous interviendrons dès les premières notes enregistrées, jusqu'à la diffusion des œuvres, en magasin via la distribution, en concert via le Booking, en radio ... quand on aura monté notre radio!
L'autre réussite du label, est directement liée aux projets que nous développons, du mieux qu'on peut. C'est un vrai plaisir de voir aboutir les projets qu'on développe: Les disques sortent, les tournées se montent. On est hyper fiers de permettre aux groupes avec qui on travaille de vivre de leur musique.

3. Selon toi, quels sont les éléments nécessaires aujourd’hui pour continuer à exercer le métier ? 

Ya une multitude d’éléments qui peuvent expliquer le succès, ou le non succès, d'une structure comme la notre. La première des richesses est surement les groupes et les projets eux mêmes. Sans eux, ya rien qui se passe!
Ensuite, arrive l'équipe du label, les salariés. C'est la clef de voûte du label. Une belle équipe, motivée et compétente, c'est indispensable pour que la structure avance sur les bons rails.
Viennent ensuite plein d'autres paramètres qui vont influer sur la réussite du label: Les financements, la gouvernance, les opportunités de projets qui peuvent se présenter à nous, l'implantation du label au sein de sa région, de son environnement professionnel etc ...