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La FÉLIN : nouveau CA et nouveau bureau

Vendredi 30 juin dernier, s’est tenue l’Assemblée Générale de la FÉLIN à Paris.
Introduite par Philippe Couderc, le président a réaffirmé la place de la fédération a l’échelle régionale et nationale, comme un acteur référent, identifié par les partenaires privés ou publics en tant que ressource essentielle sur les questions des labels TPE, en connexion avec différents réseaux.

Un nouveau conseil d’administration et un nouveau bureau ont été élus. Bienvenue à eux!

Le Bureau

Président Philippe Couderc (RIM)
Trésorière Clothilde Chalot (NoMad Music)
Secrétaire Julien Philippe (Antipodes Music)

 

Le CA : 6 fédérations et 6 labels

Apem_LR Stéphane Ricchiero Antipodes Music Julien Philippe
CD1D David Morel Infiné Music Yannick Matray
Fédélab Joël Beyler NoMad Music Clothilde Chalot
Grand Bureau Léa Chapillon NPS Productions Pacifique Gonzato
PAM Nadine Verna WTPL Xavier Collin
RIM Philippe Couderc Yotanka Vivien Gouery

 

 

La FÉLIN félicite Françoise Nyssen pour sa nomination au Ministère de la Culture.

La Félin salue avec enthousiasme la nomination de Françoise Nyssen comme Ministre de la Culture. Le succès d’Actes Sud est aussi celui de la qualité, de l’audace, du risque et de l’amour de la culture.
Le monde de la musique, si rudement mis à mal depuis quinze ans et qui, chaque jour, innove pour s’adapter, a également beaucoup à apprendre du secteur du livre : prix unique, TVA réduite, réseau dense et actif de libraires, solidarité interprofessionnelle, solutions de mutualisation, etc… Autant de mesures qui ont permis au secteur de rester dynamique et vivant tout en accompagnant les jeunes auteurs et les petites maisons d’édition.

Le foisonnement culturel est une chance : pour la création, pour les idées, pour l’emploi, pour le rayonnement de la France en Europe et dans le monde.

Les centaines de labels indépendants qui font vivre la diversité des œuvres et des artistes ont besoin que le monde de la musique poursuive ses efforts de mutation, en prenant en compte tous les acteurs.

Dans la lignée des accords Schwartz qui ont relancé le dialogue dans la filière et avec la poursuite des différents plans de modernisation engagés par les précédents gouvernements, la Félin souhaite travailler au plus près avec Madame la Ministre pour le développement d’un nouveau monde de la musique enregistrée : solidaire et productif, qui place les artistes, les labels indépendants, les disquaires, les acteurs du numérique, les radios associatives et de service public dans un élan positif et combatif.
Et, au-delà, donner à la musique la place qui est la sienne dans le cœur de nos concitoyens : tout aussi essentielle que celle du livre, du cinéma et du jeu vidéo.

10 propositions de la FELIN pour les présidentielles 2017

COMMUNIQUÉ

10 PROPOSITIONS POUR UNE POLITIQUE CULTURELLE ENGAGÉE EN FAVEUR DE L’ENTREPRENEURIAT MUSICAL INDÉPENDANT

 

La diversité culturelle en général, et la diversité musicale en particulier, sont des composantes essentielles de ce qui fait la renommée et l’attractivité de notre pays à l’échelle mondiale. Les labels indépendants, parce qu’ils innovent et investissent dans la découverte, prennent une place significative dans la production de la musique. Véritables passionnés et artisans valeureux, ils sont aujourd’hui plus de 1200* associations et TPE, indispensables au renouvellement de la création.

Touchés de plein fouet par la révolution numérique, alors que le streaming n’est pas encore pour eux un relais de croissance, et que le disque physique représente encore près de 60% de leurs ventes, les labels indépendants – et avec eux toute la filière de la musique enregistrée – ont besoin que soient poursuivis, renforcés et développés les efforts d’accompagnement de la transition numérique, de modernisation des outils et d’amélioration des process de diffusion. Pour ces raisons, et pour éviter que ce savoir-faire ne disparaisse dans quelques années, la FELIN propose plusieurs mesures concrètes au futur Président de la République et à ses équipes dédiées aux politiques culturelles. Ces mesures concernent les labels mais également tous les métiers qui gravitent autour de la production indépendante et lui permettent de continuer à vivre.

 

  • Pour équilibrer le rôle des musiques émergentes face aux musiques dites «mainstream» : continuer à garantir l’indépendance et le foisonnement artistique via le soutien d’aides publiques.

 

  • Pour mieux rémunérer les artistes pendant les sessions d’enregistrement : pérenniser le Fonds national pour l’emploi pérenne dans les spectacle vivant, le FONPEPS, dédié également aux petits labels employeurs.

 

  • Pour réunir tous les acteurs de la musique enregistrée & spectacle vivant et permettre de répondre collectivement à des enjeux communs: mettre en place une « maison de la musique » à partir du CNV.

 

  • Pour diffuser les musiques de découverte et de niche, souvent peu ou pas exposées sur les radios et télévisions nationales : soutenir les radios locales en renforçant le fonds de soutien à l’expression radiophonique, le FSER.

 

  • Pour que le streaming soit un véritable relais de croissance des nouveaux talents et de la diversité :
    1. promouvoir l’éditorialisation sur les sites de streaming en faveur de la musique indépendante ; en d’autres termes, introduire des quotas de musique « découvertes et de niche » comme cela existe pour le chant en français sur les radios.
    2. mettre en place une rémunération du stream plus avantageuse de la nouveauté par rapport au back-catalogue (6 mois après la sortie).

 

  • Pour favoriser la montée en compétence des structures de production de moins de 11 salariés, souvent peu formées sur la gestion : créer de dispositifs nationaux ou régionaux d’accompagnement et de formation, sur le modèle du secteur du spectacle vivant.

 

  • Pour financer les petites productions de vidéoclips musicaux : flécher une partie de la «taxe Youtube», reversée au CNC, vers les professions de la musique qui produisent le premier type de contenus consommés sur internet.

 

  • Pour valoriser le travail des disquaires indépendants, passeurs de culture, prescripteur musicaux et animateurs de territoire : créer un statut du commerce culturel de proximité.

 

  • Et pour rêver un peu : passer la TVA à 5,5% sur les disques pour assurer une politique culturelle forte en faveur de la musique, comme pour le livre.

 
* source: l’IRMA référence 1239 labels indépendants de musiques actuelles en France.

Chiffres du marché de la musique français 2015 : Décryptage

En analysant les marché de l’Allemagne et de la Grande Bretagne, il apparaît évident qu’une sortie de crise n’est pas possible sans le disque physique.

Les chiffres du marché de la musique en France ont été révélés il y a quelques jours par le Syndicat National des Editeurs Phonographiques (SNEP). Comme prévu, l’ensemble des ventes digitales et physiques accuse une baisse de 7%, dont -16% pour ces dernières. Les consommateurs achètent moins de disques, l’usage du streaming se démocratise à grande vitesse : 42% des internautes français utilisent un service de streaming musical, mais 5% seulement sont abonnés (3 millions) et parmi ceux-ci, plus de la moitié via des bundles (offre couplée avec un opérateur téléphonique).
On le répète assez souvent : les revenus du streaming, malgré un usage massif, ne génèrent que très peu d’argent à côté des ventes physiques, même en chute libre. Et que dire de la répartition entre les artistes et les labels indépendants, garants de découverte musicale, qui doivent ainsi se partager des miettes ?

Au delà de ce constat préoccupant,…

Lire la suite du communiqué de presse ici.