Category Archives: Communiqués

Accord de la mission Schwartz : on avance !

L’accord de la mission Schwartz entre producteurs, artistes et plateformes, représente une avancée encourageante pour la filière.

La FELIN représente plusieurs fédérations et plus de 400 producteurs artisans indépendants et passionnés, aussi soucieux de leur avenir que de celui des artistes qu’ils développent.
Le SMA regroupe des structures de l’ensemble de la filière des musiques actuelles (labels, producteurs de spectacles, festivals, salles, centres de formations, radios réseaux et fédérations).
Nos deux organisations se félicitent aujourd’hui du succès de la mission menée par Marc Schwartz autour du partage de la valeur de la musique à l’ère numérique. Nous le remercions lui et son équipe pour leur écoute et leur investissement, ainsi que la Ministre de la Culture qui a initié cette mission.

Cet accord réunit pour la première fois depuis 2012 la majeure partie de la filière qui, consciente de la crise qu’elle traverse, doit s’unir autour de réflexions innovantes, de principes de transparence et d’outils communs pour aborder au mieux l’avenir on ne peut plus fragile de la musique.

La création d’un Observatoire de l’économie de la musique, qui permettra une représentation de la réalité des usages de la musique numérique et physique, la mise en place d’un fonds de soutien à l’emploi pour les plus petites structures de production sont autant d’avancées, qu’il faut mettre en place plus tôt.

Nous regrettons que le consensus total n’ait pas été trouvé et espérons que les suites du travail qu’il reste à fournir permettront à tous de travailler dans une dynamique commune.

Une nouvelle page s’ouvre… au boulot !

 

Téléchargez le communiqué au format pdf ici.

Contacts :

FELIN Fédération Nationale des Labels Indépendants
12 place victoire – 33000 BORDEAUX
05.57.59.14.13 – contact(a)fede-felin.orgwww.fede-felin.org – @fede_felin
Les fédérations membres de la FELIN : APEM LR (Languedoc Roussillon), CD1D (France), FEDELAB (Alsace), FEPPAL (Pays de Loire), FEPPIA (Aquitaine), FEPPRA (Rhone Alpes), FLIM (Midi-Pyrénées), LA MINE (Nord-Pas de Calais), LA FLIPPE (Est), PHONOPACA (Paca), PIAF (Ile de France)

SMA Syndicat des Musiques Actuelles
c/o Maison des réseaux artistiques et culturels
221, rue de belleville – 75019 Paris
01.42.49.21.16 – coordination(a)sma-syndicat.orgwww.sma-syndicat.org – @SMA_syndicat

 

Communiqué : Apple music, la corde au cou ?

La Felin s’associe au mouvement désormais mondial qui refuse que la musique des artistes et labels indépendants soit offerte afin de permettre le développement marketing du service de musique en streaming Apple Music, adossé à la première entreprise mondiale en terme de puissance économique (1). En effet, un exemplaire de contrat de la firme américaine envoyé aux labels, mettant en forme leur relation contractuelle concernant ce service lancé fin juin, est paru dans la presse ce lundi : il impose notamment aux labels indépendants de ne toucher aucune rémunération pendant les 3 premiers mois de lancement de Apple Music, correspondant à la gratuité offerte à leurs clients.

Depuis plus de 10 ans, la musique contribue au développement du numérique. Elle en a payé le prix fort mais là, la situation devient abusive !

Car réagissant bien naturellement, Spotify et Deezer ont dégainé une offre sur 3 mois à 0,99€ par mois. Sans être devin, il y a un risque que le download, très majoritairement porté par Itunes s’écroule, en tout cas pendant ces trois mois.
Autrement dit, l’on peut estimer que ce sont près de 25% des revenus numériques des labels indépendants qui vont disparaître.

Cette baisse substantielle n’est pas supportable pour nos labels. Elle ampute les revenus des artistes, y compris sur les droits mécaniques. Elle peut également représenter plusieurs mois de salaires d’équipes réduites et déjà mal payées. Enfin, elle ouvre une brèche quant aux respects du droits des auteurs et des producteurs.

Apple doit absolument se rendre compte de l’état préoccupant dans lequel se trouvent les producteurs indépendants, plus grands défricheurs de talents qui à eux seuls produisent 80% des nouveaux albums. Apple – mais aussi les majors compagnies qui n’ont pour l’instant pas réagi, fortes d’un back catalogue qui leur permet de passer ce cap. Pas nous.

(1) valorisation estimée à près de 119 milliards de dollars en 2014

Les fédérations membres de la FELIN : APEM LR (Languedoc Roussillon), CD1D (France), FEDELAB (Alsace), FEPPIA (Aquitaine), FEPPRA (Rhone Alpes), FEPPAL (Pays de Loire), PHONOPACA (Paca), LA FLIPPE (Est), FLIM (Midi-Pyrénées), LA MINE (Nord-Pas de Calais), PIAF (Ile de France).

Communiqué : Ouverture des commerces le dimanche, un faux prétexte pour un vrai danger

La Felin (Fédération Nationale des Labels Indépendants regroupant 10 fédérations régionales soit 500 labels indépendants) s’oppose avec la plus grande fermeté à l’ouverture des commerces culturels le dimanche.

En effet, cette ouverture que seules peuvent assumer les grandes chaînes de magasins fragilisera encore plus les commerces culturels de proximité, libraires et disquaires dont beaucoup n’emploie qu’un à trois salariés. Ces artisans qui défendent la création et la diversité culturelle en même temps qu’ils participent à l’attractivité des centres villes et des territoires ne pourront pas dans l’immense majorité des cas répondre en ouvrant le dimanche.

La Felin dénonce l’hypocrisie des arguments avancés relevant qu’Amazon n’est pas le seul site de commerce en ligne ouvert 24/24 (tout comme il n’est pas le seul à avoir voulu détourner la loi unique du prix du Livre). Il n’est pas concevable que la Culture serve une fois encore de prétexte pour développer les ventes de cafetières le dimanche.

L’économie globale de la musique enregistrée ne bénéficiera en rien de cette initiative qui, au contraire, accentuera plus encore l’énorme concentration qui déjà y règne en rompant l’égalité des chances entre grands et petits commerces culturels. Rappelons à toutes fins utiles que le disque physique représente 71% du marché, loin devant le téléchargement (13%) et le streaming (16%)*, que le vinyl revient en force, et qu’il se crée de nouveaux disquaires dans tout le pays.

La Felin appelle donc les parlementaires à rejeter cet amendement destructeur de la culture et de sa diversité dont le Premier Ministre rappelait il y a quelques jours à peine qu’ils étaient une force pour l’Europe et pour la France.

* chiffres Snep 2014.

 

Les fédérations membres de la FELIN : APEM LR (Languedoc Roussillon), CD1D (France), FEDELAB (Alsace), FEPPIA (Aquitaine), FEPPRA (Rhone Alpes), FEPPAL (Pays de Loire), PHONOPACA (Paca), LA FLIPPE (Est), FLIM (Midi-Pyrénées), LA MINE (Nord-Pas de Calais), PIAF (Ile de France).

Irma : stupeur et incompréhension

Désaccord, incompréhension et inquiétude du secteur des musiques actuelles suite à l’annonce de la disparition des centres info de l’IRMA. 

Dans une information en date du 23 avril, l’IRMA annonçait sur son site l’arrêt de ses missions historiques spécifiques aux esthétiques (centres d’information spécialisés) formalisant ainsi la fin du CIR – centre info du rock, de la chanson, du hip-hop et des musiques électroniques, du CIJ – centre info du jazz et du CIMT – centre info des musiques traditionnelles et du monde.

Les organisations professionnelles du secteur des musiques actuelles signataires de ce communiqué regrettent vivement la mort des 3 centres d’information à l’origine-même de l’IRMA – centre d’information et de ressource pour les musiques actuelles.

L’IRMA est le centre de ressource national des musiques actuelles soutenu par le Ministère de la Culture en raison de sa mission d’intérêt général. A ce titre, il aurait été particulièrement opportun que la filière soit concertée plus spécifiquement sur la destinée des missions supprimées et plus globalement sur les fonctions de ressource et d’accompagnement de la filière dans ces dimensions artistiques.

Outre la fin de ces centres infos et le licenciement des salariés qui les animaient, l’abandon de ces missions signifie aussi la fin du réseau des correspondants qui maillaient jusqu’à présent l’ensemble du territoire et permettaient de faire émerger et de recenser les dynamiques et les problématiques locales avec une expertise au plus près des acteurs.

Même si ces missions méritaient peut-être d’être redéfinies à l’heure du numérique et de la transversalité entre esthétiques, ce sont toutefois des moyens humains et financiers en moins dédiés à la veille, à l’information et au soutien des acteurs et des structures du secteur des musiques actuelles qui disparaissent et qui viennent encore affaiblir un peu plus la structuration des musiques actuelles, loin d’être achevée dans un secteur soumis à de rudes contraintes.

Considérant la perspective d’un CNV élargi dans un contexte extrêmement difficile tant économique, social que politique, nous regrettons que l’Etat n’ait pas souhaité venir renforcer l’IRMA, notre centre de ressource, pour continuer à accompagner notre secteur.

Aussi, nous souhaitons qu’un temps de travail concerté au plan national sur la fonction de ressource et d’accompagnement de la filière des musiques actuelles s’organise au plus vite.

Nous continuons par ailleurs à demander un rééquilibrage des moyens en faveur des musiques actuelles, qui, 30 ans après le début de leur prise en compte par les collectivités territoriales et l’Etat, continuent à souffrir d’un manque de reconnaissance et de moyens pour proposer aux populations et aux publics une offre de qualité.

AJC, Allumés du jazz, Apem-LR, Après Mai, Avant Mardi, CD1D, Combo 95, CRY, Culture Bar-Bars, FAMDT, Fédélima, Félin, Feppal, Feppia, Feppra, Férarock, Flim, Flippe, Fneijma, Fraca-Ma, Gral, Grands formats, Maad 93, MAP, Musique 94, Patch, Phonopaca, Piaf, Polca, Pôle, PRMA Poitou-Charentes, RAMA, Le R.A.O.U.L., Réseau ressource, Réseau 92, Rezonne, RIF, SMA, Transfo, Trema, Zone Franche.