Les labels indépendants sont des producteurs de musique qui ne dépendent pas des majors de l’industrie du disque.
Il s’agit de structures à petite échelle TPE (Très petites entreprises, 94 % du secteur phonographique d’après l’Irma) ou associative.
À l’origine de la création d’un label indépendant domine l’envie de produire des œuvres de qualité, de travailler et partager avec des artistes. Tous ceux qui participent à l’aventure, du fondateur aux salariés en passant par les stagiaires ou bénévoles ont un jour été fans et le demeurent. Rock, musique classique ou encore folklore traditionnel, qu’importe, la passion est le carburant principal à défaut de rouler sur l’or. Un article du quotidien Libération de février 2004 rapportait en effet que 80 % des membres de la profession étaient rémunérés aux alentours du Smic.
Un label c’est avant tout une griffe artistique. La cohérence éditoriale d’un catalogue en assure la pérennité et favorise la rencontre avec le public.
Les labels mettent sur le devant de la scène des musiques bien souvent ignorées par les médias. En cela ils développent une culture du risque nécessaire et obligatoire au regard de leur capacité financière.
Les labels indépendants valorisent ainsi la contre-culture et luttent contre la standardisation musicale.
Premiers découvreurs de talents et véritables défricheurs de sons, ces acteurs de la création musicale sont des garants de la diversité culturelle et de sa démocratisation. Les quelques 600 structures en France cumulent plus de 3 000 productions par an.
Dans le monde des musiques actuelles, le label indépendant demeure la passerelle incontournable entre pratiques amateurs, artistes émergents et professionnalisation.
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