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Le CNM, une occasion unique de repenser la filière musicale

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Rapport «création musicale et diversité à l’ère numérique», préparatoire au Centre national de la musique

Alors que le rapport, commandé au printemps 2011 par Frédéric Mitterrand, a été rendu public vendredi 30 septembre, les quelques 450 labels indépendants, artisans de la musique, structurés au travers de nos fédérations, souhaitaient réagir aux réflexions et aux propositions formulées dans ce document.
Si plusieurs points restent évidemment à discuter, nos structures apportent clairement leur soutien à la dynamique de création d’un Centre national de la musique (CNM) car il envisage, pour la première fois, un dispositif ambitieux susceptible de répondre aux mutations que connaît l’ensemble de nos métiers depuis 10 ans.
Ainsi, un certain nombre de points nous semble particulièrement pertinents :
– La nécessité d’agir vite et de mobiliser des moyens importants
La situation est critique pour beaucoup de nos membres : il faut donc agir vite. Le rapport propose de s’appuyer sur des dispositifs existants sans créer de taxe nouvelle (ni pour les FAI ni pour les internautes), et pouvoir, au-delà des débats et du temps politique de l’élection présidentielle, rendre le dispositif opérationnel en moins d’un an.
– Adopter une approche nouvelle et globale de la filière
L’organisation actuelle de la filière ne permet pas, on le voit, de résoudre la crise que traverse la musique enregistrée. Il faut donc que les choses bougent de façon significative ; la remise à plat de l’ensemble de la filière autour d’un établissement commun nous semble constituer une opportunité unique de repenser de façon plus ouverte, plus moderne et plus collective la place de chacun dans un secteur qui ne se définit pas seulement par des critères économiques ou technologiques.
– La reconnaissance du rôle essentiel des TPE et des associations dans la création musicale et la diversité
Pour la première fois, les centaines de structures qui forment le maillage historique et fondateur de la
diversité musicale, du respect des artistes et des publics autour d’une passion partagée, sont prises
en compte dans le fonctionnement et la répartition des aides.
Même si les répartitions entre aides automatiques (réservées aux grandes entreprises du disque) et aides sélectives (réservées aux labels indépendants) nous semblent déséquilibrées (65/35 serait plus
juste) et par trop centrées sur la seule valeur économique des structures, leur travail d’intérêt général
et l’indispensable rôle que nos labels ont dans la création, vont enfin pouvoir être reconnus et soutenus
par la collectivité.
– Le disque physique existe toujours !
Trop souvent négligé ou enterré (par des industriels du numérique soucieux d’accélérer leur développement), le disque physique constitue toujours l’essentiel des ventes de musique en France (et tout le monde s’accorde désormais pour dire qu’il ne disparaîtra pas). En proposant de soutenir les réseaux de diffusion, les lieux de prescription ou les disquaires indépendants, le CNM envisage d’investir un terrain essentiel du paysage musical.

Certains sujets sont malheureusement trop rapidement évoqués ou insuffisamment développés et constituent pourtant des enjeux majeurs pour la filière dont le CNM devra s’emparer :
– comment restaurer la valeur de la musique ?
– quelles dynamiques pédagogiques met-on en place pour retisser l‘indispensable lien distendu depuis 10 ans avec les publics ?
– comment les modes alternatifs de droits d’auteurs et de licences libres (Creative Commons), les logiques de contributions créatives ou de gestion collective viennent-ils enrichir les débats ?
quelle place les publics peuvent-ils prendre dans ces nouveaux espaces ?
Ce rapport n’est qu’une étape. Il impose néanmoins que le Président de la République et le Gouvernement se positionnent de façon forte et rapide sur cette opportunité d’adapter toute une filière à de nouveaux usages,de nouveaux acteurs et de nouvelles cultures.
Les fédérations nationales et régionales de labels indépendants entendent bien prendre leur part dans la création de cet outil nécessaire et indispensable.

SIGNATAIRES
LES ALLUMÉS DU JAZZ
Fédération nationale de labels
indépendants de jazz et musiques improvisées
APEM-LR
Association des producteurs et éditeurs de musique
en Languedoc Roussillon
CD1D
Fédération nationale de labels indépendants
FEPPAL
Fédération des éditeurs et
producteurs phonographiques
indépendants des Pays de Loire
FEPPIA
Fédération des éditeurs et
producteurs phonographiques
indépendants d’Aquitaine
FEPPRA
Fédération des éditeurs et
producteurs phonographiques
indépendants de Rhône-Alpes
FLIM
Fédération des labels
indépendants de Midi-Pyrénées
FLIPPE
Fédération des labels
indépendants et producteurs
phonographiques de l’Est
LA MINE
Music Industry North Europe –
Nord Pas de Calais
PIAF
Producteurs indépendants et
autoproduits Francilien
PHONOPACA
Groupement des acteurs de
l’industrie musicale en Région
Provence-Alpes-Côte d’Azur

Disquaire Day : un nouveau jour pour la musique

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La FÉLIN se félicite du Disquaire Day du 16 avril à l’initiative du Calif. Lors de cette journée uniquement, des vinyles inédits seront disponibles seulement chez les disquaires indépendants. Outre le soutien et la sensibilisation du grand public à ces acteurs essentiels de la musique enregistrée, c’est aussi la première manifestation depuis bien longtemps qui réunit majors et labels indépendants. Ce temps fort s’apparente à une fête positive pour la musique enregistrée. Tout particulièrement pour les supports physiques, lesquels représentent encore 80% du marché même si cela est trop souvent oublié voire occulté. Quand on constate le succès rencontré par cette opération outre-atlantique où le concept est né, le monde musical français peut espérer lui aussi construire un rendez-vous annuel incontournable. C’est par de telles actions communes à l’ensemble de la filière que la musique sera revalorisée.

Mission « création et internet » Zelnik : quel rapport ?

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Si quelques préconisations demeurent intéressantes (TVA à 5,5% pour la musique, refus de la licence globale), la FÉLIN (Fédération Nationale des Labels Indépendants) juge le rapport de la mission “création et internet” remis par le président-directeur général de Naïve, président d’Impala Patrick Zelnik peu convaincant et manquant cruellement d’ambitions.
Si l’accès pour les plates-formes à tous les catalogues, à égale condition est une bonne chose, la Carte Musique ressemble plus à une compensation pour les producteurs les plus importants en vue de l’abandon de leur position dominante. Nos labels, découvreurs de talents, véritables piliers de la diversité musicale n’en profiteront pas. C’est de plus mettre encore plus sous perfusion, aux frais du contribuable, les producteurs. L’élargissement du crédit d’Impôt sera en outre peu efficient car  la majorité de nos labels n’en bénéficient pas en raison du non respect des critères de la langue française.
Aucune mesure ne va à l’encontre de la dévalorisation de la musique à laquelle participent notamment les sites de streaming. Il est de même paradoxal d’insister pour que l’industrie du livre garde la maîtrise de son prix de vente quand l’industrie du disque l’a abandonnée. Aucune mesure n’a été prise pour rétablir un lien  de confiance entre les producteurs, les artistes et le public.
La FÉLIN demande une ouverture des débats plus large et consistante sur le sujet du disque physique, abandonné par tous alors qu’il représente encore 80% du marché ; c’est un non-sens économique et stratégique. En conclusion, le rapport Zelnik compile des mesurettes avec effet d’annonces,comme le prouve également la taxe Google difficilement applicable, la Mission Zelnik est un bel acte manqué. La FÉLIN appelle à une véritable concertation de l’ensemble des producteurs, autour de tous les sujets, sans exclusive. Il en va de la diversité musicale représentée par des centaines de producteurs passionnés, produisant des milliers de jeunes talents chaque année.

Hadopi : la création sacrifiée

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Hadopi: la création sacrifiée, article publié en mai 2009 dans Libération et Télérama, signé Philippe Couderc, Président de la Fédération des producteurs et éditeurs indépendants d’Aquitaine, Feppia et Éric Petrotto Président de la Fédération nationale de labels indépendants, CD1D.
Un texte fondateur pour la FÉLIN.

“HADOPI : LA CRÉATION SACRIFIÉE”
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Députés.

Alors que la Loi « Création et Internet » revient très prochainement au Parlement, nous, producteurs indépendants de musique, voulons vous interpeller en apportant un éclairage radicalement différent de celui généralement promu par les grandes compagnies du disque.

Les Producteurs Indépendants de musique (communément aussi appelé Labels Indépendants) sont aujourd’hui plus de 600 en France et cumulent plus de 3 000 productions par an. Ils sont très souvent de toutes petites structures (sarl, scoop, association) comportant de 0 à 5 salariés en moyenne. Pour paraphraser le Syndicat de l’Artisanat, ils sont aujourd’hui la plus grande maison de disques de France, produisant 90% de la création originale, soit généralement les première, seconde ou troisième œuvres d’artistes de tous horizons et de toutes esthétiques musicales. Très souvent hors des sentiers battus, ils représentent la véritable diversité culturelle que ce pays se flatte à raison de défendre. Sans eux, les Dominique A, Yann Tiersen, Ogres de Barback, High Tone… n’auraient jamais débuté (la liste pouvant être longue). Aujourd’hui, cette liberté de créer est menacée, car la majorité de ces structures indépendantes est au bord de l’asphyxie.

Les labels indépendants sont partagés quant à cette Loi. Pourquoi ? Parce qu’au fond, si elle rappelle le droit inaliénable des ayant droits à être rémunérés, elle en oublie la réalité vécue par des milliers d’artistes et de producteurs, en même temps qu’elle pose de vraies questions sur les libertés individuelles.

Pour les acteurs indépendants, les conditions de travail n’ont jamais été faciles et idéales, crise ou non. Mais la dévalorisation constante de la musique orchestrée par les majors a rendu ces conditions difficilement tenables aujourd’hui. Dès 2006, la mort annoncée (pour 2010) du CD, par une presse n’écoutant que les poids lourds de l’industrie musicale, a précipité cette chute du marché et conforté un large public dans la totale dévalorisation du support. Non seulement il n’en est rien, mais encore aujourd’hui, le physique représente près de 90% des ressources des producteurs indépendants. Mais dans un pays qui a laissé détruire son réseau traditionnel de disquaires au profit de chaînes omnipotentes, ces ressources traditionnelles chutent désormais, sans que le numérique vienne à les compenser. Et il y a, malheureusement, fort à parier qu’il n’en sera jamais ainsi.

La politique de fuite en avant des majors a très largement contribué à la dévalorisation de la musique. Par un discours inique contre le public, désigné comme voleur potentiel avant d’être amateur de musique, les majors ont radicalisé le phénomène, en développant en même temps une politique de prix cassé qui cherche à condamner le physique (moins rentable pour eux que le numérique). Après avoir bradé leur catalogue dans des offres parfois aberrantes (accès à l’ensemble d’un catalogue à volonté pour le détenteur de telle carte bancaire par exemple), les majors adoubent des sites de streaming tel Deezer.

Deezer est non seulement une escroquerie, mais surtout le dernier degré de la dévalorisation de la musique.

 

– Deezer a fondé son succès sur la gratuité totale d’écoute de musique piratée. Il est paradoxal que les majors du disque aient depuis tant d’années vilipendé les internautes pour  adouber une société commerciale qui aujourd’hui encore propose du contenu piraté.

–  Deezer n’est pas une radio. En effet, avec Deezer, vous choisissez d’écouter ce que vous voulez, quand vous voulez, autant de fois que vous voulez, là où vous le souhaitez. C’est une discothèque à distance écoutable depuis n’importe quel ordinateur ou téléphone mobile (type Iphone). Contrairement à une radio qui diffuse un programme choisie par ses soins.

–  La rémunération de Deezer aux producteurs est ridicule et inadmissible : 24 185 écoutes = 22,85 euros.

Mais surtout Deezer avalise auprès du public l’idée que la valeur de la musique est égale à 0. Et c’est peut-être cela le plus grave car rien ne le justifie.

Si l’internaute grâce à Deezer peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi dès lors achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ?

Enfin, on propage l’idée que Deezer favorise la découverte par l’internaute de nouveaux artistes. Il n’en est rien dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, les producteurs indépendants vendent toujours moins de disques et ne constatent pas une augmentation du public venant voir leurs artistes en concerts. Il y a bien d’autres moyens de déocuvrir de la musique via par exemple les réseaux sociaux type Myspace.

Avec Deezer, les majors du disque abattent la valeur de la musique au profit d’une rentabilité à court terme (combien Deezer a-t’il acheté sa « légalisation » par Universal ? Quel est la rémunération de Universal et quelle en est la répartition Universal / artiste Universal ? Les majors du disque construisent leur rentabilité de groupe puissant sur le dos des producteurs indépendants que nous sommes et dont ils font peu de cas.

A cela, nous devons remarquer qu’à aucun moment il n’est fait état de la responsabilité lourde que portent les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) dans la situation actuelle. Les FAI ont construit leurs réseaux, communiqué dans leurs campagnes publicitaires et acquis leur clientèle grâce à un contenu musical qui ne leur appartenait pas. Car à quoi bon souscrire du haut débit pour recevoir de simples courriels ? De télévision on ne parlait pas il y a encore quelques mois de cela, c’est donc bel et bien essentiellement la musique qui, avec le cinéma, a été le terreau du développement de l’internet commercial. Ces fournisseurs d’accès n’ont, à ce jour, jamais reversé le moindre centime à la musique. Au contraire, ce sont les chaînes de télévision publiques qui sont désormais en partie financées par une taxe versée par les FAI, par la grâce d’une décision politique.

Le débat doit aujourd’hui changer de nature et poser les vraies questions.

assigner en justice de façon systématique (et collective) les sites faisant commerce de nos contenus en toute illégalité,

créer une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des FAI destinée à la création,

éliminer définitivement les problèmes d’interopérabilité matérielle et donner la libre utilisation des fichiers acquis légalement, dans la limite de son cercle d’amis,

interpeller la sacem sur la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques,

favoriser l’émergence de modèles économiques alternatifs aux grands conglomérats (qu’ils se définissent comme des majors ou des indépendants),

réintroduire et développer le réseau de diffusion du disque physique, loin d’être mort, avec les disquaires ainsi que d’autres commerces de proximité tels les libraires, salles de concerts…

lutter contre l’atrophie actuelle de l’offre physique dans les chaînes de magasins ; le disque est un objet culturel, pas un baril de lessive,

intégrer plus largement les producteurs et labels indépendants dans toutes les discussions, réflexions et prise de décisions concernant la filière musique.

Il n’existe pas une solution miracle mais un ensemble d’actions concrètes à mettre en place qui puisse tout à la fois permettre tant aux internautes, qu’aux artistes et producteurs de redonner sa véritable place à la musique et sa pleine dimension artistique. Il est grand temps de s’y mettre, en laissant de côté ces combats stériles qui, on le voit bien, ne mènent décidément à rien. Car au rythme où vont les choses, il n’y aura dans quelques années que les  majors du disque pour produire la musique et quelques sites adoubés par elles pour la distribuer. Il en sera alors fini des artisans de la musique que nous sommes, défricheurs depuis toujours d’une véritable diversité dans la création. Est-ce là le but recherché ?

De part l’urgence de leur situation, les producteurs indépendants que nous représentons par nos signatures, s’organisent enfin pour faire reconnaître et entendre leurs problématiques et leur importance primordiale dans la création. Nous sommes aujourd’hui prêts à prêter notre expertise et contribuer à construire enfin une vraie politique en faveur de la création, de la rémunération juste et équitable des artistes et producteurs, et d’un dialogue renforcé et constructif avec les internautes dont la grande majorité est toujours prêt à payer pour écouter de la musique.

Philippe Couderc –  Président de la Feppia, fédération des Producteurs et Editeurs Indépendants d’Aquitaine (30 labels adhérents)

Eric Petrotto –  Président de CD1D, fédération professionnelle de labels indépendants (100 labels adhérents)
Les premiers labels signataires : 6AM / ABS BELLISSIMA / ADONE / AFROKALIPTYK / AILISSAM / AIMEZ-VOUSBRAHMS? / ALBA CARMA / AMANITA RECORDS / AMOR FATI / ARIANE PRODUCTIONS / ARTS ET SPECTACLES / AURASKY MUSIC / AZA ID / BABOEUP PRODUCTIONS / BANZAI LAB / BEE RDS / BLACKHORSES-STUDIO / BRENNUS MUSIC / CALME MUSIC / CALMERE CORDS / CINQ PLANETES / CH+ / CHANCY PUBLISHING / CHIEF INSPECTOR / CLAC! RECORDS  / CLAPPING MUSIC / CLOUD / COBALT / CODA MUSIQUE / COLLECTIFCA-I  / COLLECTIF-EFFERVESCENCE / COMPOSIT MUSIC / CRASH DISQUES / CRISTAL MUSIQUE / CROCODILE PRODUCTIONS / CRYPTOHYTE / DA FROG RECORDS / DAQUI / DA SKUD REKORDZ / DERAPAGE PRODUCTIONS / DESSOUS DE SCENE PRODUCTIONS / DIAMOND TRAXX / DURANCE / EMOUVANCE / ENFANCE ET MUSIQUE  / ERRATOM RECORDS. / ETONNANTS MESSIEURS DURAND / EXPRESSILLON / FACTO RDS / FACTOTUM RECORDS / FARGO  / FM MANAGEMENT / FREED MUSIC RECORDS / FREMEAUX & ASSOCIES / GRAND CHAHUT COLLECTIF / GROUPE CRISTAL / GRRR / GUIZPRO / HANDS AND ARMS / HORSNORMES! / HYDROPHONICS-WARM-UP / ICI D’AILLEURS / IDWET / IMAGO / INNACOR / IN SITU / IOT / IRFAN [LELABEL] / I-SHAMAN RECORDS / JARRING EFFECTS / JAZZ BOND ASSOCIATION / JEAN-PAUL HERVE / JERKOV MUSIQUES / J’IN PROD / KEIM ZO FED PRODUCTION / IDEM / KIOSK ECLECTIC RECORDS / KIUI PROD / LA BALEINE / LABELLE EX / LA CABINE / LA CHAUDIERE PRODUCTION / LA PLAGE SONORE / L’ASSOS’PIKANTE / LAST EXIT RECORDS / LA VOIX OFF / LE CHANT DU MONDE / LEO PRODUCTION / LE PETIT LABEL / LES Z’IMBERT & MOREAU / LOGISTIC RECORDS / TELEGRAPH / LUNATIKMUSIC / MANIVETTE RECORDS / MARABI  / MARTINGALE / MARV / MEDIATONE / MILLE MILLIARDS / MUSIC PLUS / MUSIVI / NACOPAJAZ / NEOMME / NEURONEXION / NOIR DESIR MUSIQUE / NOVA EXPRESS RECORDS / OCEANIK CREATIONS / ODETTE PRODUCTIONS / OPPOSITE PROD / OPTICAL SOUND / OUTRO BRASIL / PATCHWORK / PLATINUMRDS / POLEMIX / POSTILLONS ET CRACHOUILLIS / PRESTARTS / PRIKOSNOVENIE / PRODUCTIONS IMPOSSIBLE RECORDS / RIGOLBOCH RICORDZ / ROGUEART / ROCK’S MY ASS RECORDS / SAMARKAND / SEASON OF MIST – SOUNDWORKS / SENS INVERSE / SEVENTEEN RECORDS / SKRYPTOM RECORDS / SLACKNESS RECORDS / SENS UNIQUE / SONORE / SORRY BUT HOME RECORDING RECORDS / SOYOUZ / SPACE TIME RECORDS / STUDIOS SALAM / SUISSA MUSIC  / SYNCOPE / TALITRES  / TER A TERRE / TERRA INCOGNITA / TIME WARP / TROIS HEURES MOINS LE QUART / TROISQUATRE! / ULTRABOLIC / ULTRACK / UNDERCLASS / UNDERDOG RECORDS / VAÏ LA BOT / VIBRATION CLANDESTINE / VICIOUS CIRCLE / VINILKOSMO ESPERANTO-MUZIK-PROD / VINTAGE RECORDING / VOLVOX MUSIC  / WATSÜ SOUND / YESMUSIC-YESHIGHTECH / YOUTH WAY RECORDS / YY

et les Artistes et Citoyens, Alabrune / Amandine Rouzeau / Anne JAMRO-LE BRIZAUT / Arash Kian / Arnaud Arduini / Bastien Chanot / Burning Heads / Christophe Lamoulie / Christophe Prévost / Fabrice Presse / François Bonnefon / Frédéric Boullé / Gabriel Bareux / Guy Garcia-Le Sans Réserve / Isabelle Duthil / Jacques Gens / Jean Louis Massardier / Jean-Baptiste Cochet / Jean-Philippe Viret / jerome Planchenault / Jofo / Jr Chauvin / Katia Renou / Laurence Le Moigne / Laurent Coq / laurent GARCIA / Linden Castel / Lucie Braud / Luis Francesco Arena  / Marie-Hélène BEZOMBES / Mathieu Artaud / Michel Beurret / Olivier Delevingne / Philippe Decoret / Philippe Le Bechennec / Pierre Montauzé / Sylvain Fournier / Walther Pépéka /

les Professionnels de la Musique, APEM-LR / Back to basic / IREM / LE FIL-Association LIMACE / lecoqmusic / Les Suds à Arles / OTOTOÏ MUSIC / Pbox et Le Mistral Palace / Radio G  / Stéphane Jonathan / Emmanuel Cunchinabe / Studio Ka / w-h-y ? …

Ainsi que les réseaux ZONE FRANCHE, LES ALLUMES DU JAZZ  et  le RAMA et les fédérations, FEPPIA, CD1D, PHONOPACA et FEPPRA.